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Bourgogne : les ultimes bouteilles d’Henri Jayer vendues 30 millions d’euros

Les 1 064 dernières bouteilles du « Roi du Bourgogne », Henri Jayer, ont été vendues aux enchères pour 29,8 millions d’euros, dimanche 17 juin, à Genève. Un montant pulvérisant les estimations.

Elles étaient au nombre de 1 064. Les ultimes bouteilles du « Maître du Pinot noir », Henri Jayer, ont toutes été vendues dimanche 17 juin, à Genève, par les filles du vigneron bourguignon, décédé en 2006 à 84 ans. Le montant total de la vente a approché les 30 millions d’euros, pulvérisant les attentes.

Cette vente historique « s’est conclue sur un chiffre d’affaires de 34,5 millions de francs suisses (29,8 millions d’euros) », a déclaré la maison d’enchères genevoise Baghera Wines qui évoque un montant record pour une vente unique. L’ensemble des flacons mis en vente étaient estimés par les experts entre 5,7 et 11,2 millions d’euros.

« Incontestablement les vins les plus chers au monde », « Douze ans après son décès, les vins signés par le célèbre artisan-­vigneron bourguignon restent incontestablement les vins les plus chers au monde », a relevé Baghera Wines.

Une centaine d’enchérisseurs provenant du monde entier ont cherché à s’emparer des ultimes flacons du « Roi du Bourgogne ». Tous les lots ont été vendus et ont été « très très disputés », a assuré à l’AFP une porte-parole de la maison d’enchères, Emilie Drouin.

Les 855 bouteilles et 209 magnums réunis dans cette vente inédite constituaient la totalité des flacons que Henri Jayer avait patiemment accumulés tout au long de sa vie, dans la cave de son domaine à Vosne-Romanée.

« Notre père était passionné par son métier »
Le lot le plus cher, une série de quinze magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru, allant de 1978 à 2001, a pulvérisé les estimations. Il a été adjugé à un peu plus d’un million d’euros alors qu’il était estimé entre 237 000 et 406 000 euros.

Avec cette vente, c’est « la dernière page du Domaine Henri Jayer » qui se tourne, avaient expliqué dans un mail à l’AFP, Lydie et Dominique, les filles du viticulteur, qui ont assisté à la vente, synonyme de dispersion de leur héritage.

« Notre père était passionné par son métier, qu’il vivait intensément », ont assuré ses filles, qui souhaitent que les bouteilles vendues aillent « rejoindre la cave d’amateurs qui sauront ouvrir et boire ces vins ».

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Thomas Divesse
Thomas Divesse
Journaliste de vosactualites.com, UP avec l’AFP.
http://vosactualites.com

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