Nouveaux résultats scientifiques : à quel âge le bonheur fait-il défaut ?
L’exploration du bonheur et de son évolution à travers les âges suscite depuis longtemps l’intérêt tant des philosophes que des chercheurs. De récentes études approfondies indiquent que le bonheur pourrait suivre une trajectoire en U, avec un point bas notable autour de la cinquantaine. Ce phénomène semble se manifester à l’échelle mondiale, quelle que soit la situation socio-économique des personnes concernées.
Le bonheur, une courbe en U selon la science
David Blanchflower, économiste de renom, a scruté les données sur le bien-être provenant de plusieurs pays et a constaté que le bonheur subit une chute marquante à la cinquantaine. Cette diminution du sentiment de bonheur ne constitue pas une exception, mais plutôt un schéma courant qui semble ignorer les différences culturelles et économiques.

Au cours de leur jeunesse, l’insouciance souvent associée à cette période entraîne des niveaux de bonheur élevés, avant qu’ils ne commencent à décliner en raison des responsabilités et des bilans de vie de plus en plus pesants. Toutefois, l’étude montre que le bonheur tend à remonter progressivement après cette phase délicate.
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La crise du bonheur à la cinquantaine : mythe ou réalité ?
L’idée d’une crise liée à la cinquantaine comme un moment de chute du bonheur est fréquemment sujette à débat. Malgré des statistiques générales, chaque personne traverse cette étape de manière unique. Les recherches longitudinales révèlent que si certains éprouvent une crise existentielle, pour d’autres, cette période de la vie est synonyme de renouveau, une chance de mettre en avant ce qui compte réellement.
Néanmoins, d’après le système de surveillance des facteurs de risque comportementaux (BRFSS), des variables comme le fait d’être marié ou non peut jouer sur le bonheur ressenti d’après cette étude.

Bien que la cinquantaine puisse poser des défis en matière de bien-être, elle ne signifie pas forcément la fin du bonheur. Saisir les évolutions du bonheur et apprendre à s’ajuster peut ouvrir la voie à une phase de vie gratifiante et pleine de promesses.
Aristote, dans son ouvrage Éthique à Nicomaque, a déjà mis en avant que le bonheur dépend de la pratique des vertus et de l’épanouissement personnel, une perspective intemporelle qui reste valable à chaque étape de la vie.
A retenir
Onze études montrent une baisse du bien-être et de la satisfaction de vie chez les jeunes adultes depuis une décennie, tandis qu’aux États-Unis et dans d’autres pays anglophones (Australie, Canada, Irlande, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni), la satisfaction de vie augmente avec l’âge.

Les enquêtes internationales confirment que le bien-être progresse et le mal-être diminue avec l’âge. La courbe en U du bien-être par âge a disparu, remplacée par une crise du bien-être chez les jeunes.