Chauffage au bois : ce bois très courant peut multiplier vos risques d’encrassement cet hiver, tout en chauffant moins !
La sélection des types de bois pour le chauffage est essentielle pour maintenir l’efficacité de votre poêle.
Utilisation du bois pour se chauffer de manière économique
Pour réduire les dépenses, certains ménages ont tendance à brûler n’importe quel type de bois, ce qui peut endommager leur poêle à leur insu. Les professionnels du chauffage et du ramonage mettent en garde contre les bûches qui engendrent des dépôts et diminuent la chaleur produite. Pour plus de 7,5 millions de foyers en France, l’usage du bois pour se chauffer est devenu un réflexe hivernal. Avec un tarif d’environ 4,61 centimes d’euro par kWh, il est tentant de se débarrasser de tout ce qui ressemble à du bois, qu’il s’agisse de vieux meubles ou de palettes trouvées derrière un magasin.
Les experts en chauffage et ramonage sont clairs : certains types de bois peuvent encrasser un poêle ou une cheminée en très peu de temps tout en fournissant moins de chaleur. Des signes tels qu’une vitre noire, une fumée épaisse, une odeur désagréable et un tirage irrégulier révèlent un choix inadapté de combustible, ce qui peut nuire aux performances de votre installation sans que vous en ayez conscience.
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Pourquoi tous les types de bois ne se valent pas en termes de chaleur ?
Au premier abord, il semble évident que tous les bois sont similaires. Nombreux sont ceux qui pensent qu’avec des bûches bien sèches, n’importe quelle essence convient. Cependant, les professionnels soulignent que des éléments tels que la densité, la teneur en résine et surtout le taux d’humidité influencent grandement le rendement. Un bois qui est trop tendre ou mal séché brûle rapidement, produit une quantité excessive de fumée et transforme une énergie peu coûteuse en un chauffage peu efficace.

Il est généralement conseillé d’utiliser du bois dont l’humidité est inférieure à 20 % et qui a été séché pendant au moins 18 mois, voire plus selon l’essence. Sinon, une part significative de la chaleur est utilisée pour évaporer l’humidité contenue dans la bûche. Cela entraîne une consommation accrue de stères pour atteindre la même température et une accumulation de dépôts dans les conduits, compliquant davantage la combustion.
Les types de bois à éviter absolument
Les principaux suspects sont les bois traités pour l’extérieur ainsi que le bois de palette. Ces matériaux sont soumis à des traitements pour résister à l’humidité, aux insectes ou pour recevoir une couleur spécifique. Une fois brûlés, ces traitements se transforment en vapeurs et fumées chargées de particules, qui encrassent vitre et conduits. Les substances libérées peuvent irriter les yeux et les voies respiratoires, et certaines d’entre elles sont reconnues comme cancérigènes.
En plus de ces bois traités, d’autres combustibles posent également problème lorsqu’ils sont utilisés encore humides. Les bois résineux comme le sapin ou l’épicéa, riches en résine, génèrent une fumée dense et créent un dépôt collant dans le conduit, ce qui favorise le bistre, à l’origine de nombreux incendies de cheminée. Un bois vert, lourd et parfois couvert de mousse ou de champignons, aura les mêmes conséquences.
Les bois recommandés
Pour obtenir un bois de chauffage efficace, les experts recommandent en priorité les feuillus durs : chêne, charme, hêtre ou frêne. Grâce à leur densité élevée, ils offrent une combustion lente et régulière, fournissant plus de chaleur par bûche que des essences comme le peuplier ou le tilleul. En pratique, on privilégie le petit bois très sec pour l’allumage, puis on alimente le foyer avec de grosses bûches bien sèches qui brûlent plusieurs heures.
Ces essences atteignent leur plein potentiel si elles ont été suffisamment séchées : les professionnels conseillent de les conserver pendant au moins 18 mois à l’abri de la pluie, surélevées et correctement ventilées. Un ramonage effectué avant l’hiver aide à réduire les dépôts accumulés.
En choisissant un combustible adapté et en entretenant votre installation, chaque flambée sera plus efficace, produisant ainsi moins de fumée et de risques.