Piqûre de physalie ? Voici la solution efficace à portée de main !
La physalie, souvent appelée « galère portugaise », est un organisme marin aux filaments venimeux qui peut causer des douleurs intenses en cas de contact. Voici les précautions à prendre en cas de piqûre.
Une méduse trompeuse mais redoutable !
Bien qu’elle ressemble à une méduse, la physalie est un invertébré dont les tentacules renferment un venin extrêmement potent.
Avec ses couleurs rose, bleu et violet, elle pourrait passer pour un personnage sorti d’un film de science-fiction. Néanmoins, la physalie existe réellement et a été aperçue le long des côtes de l’Atlantique.
Le 25 juillet, plusieurs plages situées entre Bidart et Anglet, dans le Pays basque, ont dû interdire la baignade à cause de la présence de cet organisme aquatique. De plus, un drapeau rouge a été hissé sur les plages des Landes pour des motifs similaires, comme l’a rapporté Ici, avant d’être abaissé le 28 juillet.
Il est primordial de rester sur ses gardes : cette espèce, souvent appelée « galère portugaise » ou « vessie de mer », est hautement urticante et peut infliger de sérieuses blessures grâce à ses filaments, même après sa mort.
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Un organisme venimeux et une menace pour l’homme
Habituellement confondue avec une méduse, la physalie est plus souvent rencontrée dans les eaux tropicales, mais les courants marins et les tempêtes la conduisent fréquemment vers les côtes européennes.
Elle se caractérise par son flotteur translucide, mesurant entre 15 et 20 cm, orné d’une crête irisée, ce qui lui permet parfois d’évoquer un sachet en plastique ou un petit ballon de plage lorsqu’elle est dans l’eau.
Cependant, le véritable péril se cache sous la surface. Des filaments, atteignant environ 10 mètres et pouvant aller jusqu’à 50 mètres, sont rattachés au flotteur. Ces filaments, utilisés pour capturer des proies et se défendre, représentent un danger important pour les êtres vivants, y compris les humains, d’autant plus qu’ils peuvent se détacher et dériver avec les vagues.
Risque de problèmes cardiaques
« Il est crucial de ne pas les toucher. Même échouées sur la plage, donc mortes, leur toxine reste active », a affirmé Maureen Midol, aquariologiste à l’Océanopolis de Brest, en 2017 à l’AFP.
« Les répercussions varient d’une personne à l’autre, mais les physalies peuvent provoquer d’importantes réactions cutanées ainsi que des difficultés respiratoires et musculaires, pouvant aller jusqu’à un arrêt cardiaque », a-t-elle ajouté.
Selon l’Agence régionale de Santé (ARS) de Bretagne, disponible sur leur site, les piqûres engendrent des lésions cutanées très douloureuses, souvent accompagnées d’une sensation de brûlure ou d’une décharge électrique. Dans 10 % des cas, des symptômes plus sévères peuvent se manifester, tels qu’un malaise, une perte de connaissance, une accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle, des vertiges, des douleurs abdominales et des vomissements, nécessitant parfois une hospitalisation.
Que faire en cas de piqûre de physalie ?
En cas de contact avec une physalie, l’Agence régionale de Santé des Pays de la Loire recommande d’abord d’enlever les filaments visibles à l’aide d’une pince ou d’un gant à double épaisseur, sans les écraser, puis de rincer à l’eau de mer sans frotter.
Il est déconseillé d’utiliser de l’eau douce, car cela pourrait favoriser la libération de toxines des tentacules encore présents sur la peau. De plus, il est préférable d’éviter la chaleur, ainsi que l’application de gels ou de crèmes corticoïdes ou antihistaminiques.
Néanmoins, il est possible d’utiliser du sable sec (pas humide) sur les lésions pour soulager les brûlures et une carte de crédit pour gratter afin d’éliminer les filaments restants.
Si d’autres symptômes apparaissent, il est conseillé de consulter un médecin rapidement ou de contacter le 15. Lucas Iglesias, référent pédagogique du Centre hospitalier de la côte basque (CHCB) et cité par Le Parisien, précise que « la cicatrisation peut prendre de quinze jours à trois mois ».