Édouard Philippe appelle à des élections anticipées après le vote du budget 2026
Édouard Philippe, dirigeant d’Horizons, propose une solution pour dénouer la crise politique actuelle sans exiger la démission immédiate d’Emmanuel Macron.
Prévoir le budget, puis l’avenir du pays
Lorsqu’Emmanuel Macron fait face à une tempête politique suite à la démission rapide de Sébastien Lecornu, Édouard Philippe a exprimé ce mardi 7 octobre sur RTL son souhait de voir le président de la République désigner un nouveau Premier ministre dont la mission principale serait de construire un budget, avant de procéder à une élection présidentielle anticipée.
Il déclare : « Il me semble qu’il s’honorerait s’il nommerait un Premier ministre avec pour fonction d’exécuter les affaires courantes et de construire un budget et de le faire adopter ». Ensuite, il ajoute : « Emmanuel Macron annonce qu’il organise une élection présidentielle anticipée. C’est-à-dire qu’il part immédiatement après que le budget a été adopté », soutient l’ancien chef du gouvernement.

Cependant, Édouard Philippe précise qu’il n’est pas en faveur d’une destitution du président, contrairement à certains députés de la France insoumise. Il insiste sur le fait que « ce n’est pas l’enjeu, ce n’est pas l’instrument qu’il faut préserver. On ne contraint pas le président de la République à partir ». De plus, il évoque les conséquences d’une démission soudaine, car démission immédiate et brutale aurait un impact terrible, elle interdirait une élection présidentielle qui se passerait dans de bonnes conditions.
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Sortir de la crise au plus vite
Pour le leader d’Horizons, il incombe au président de la République de « trouver une solution » à la crise, comme il l’a indiqué sur RTL. Bien qu’il ne demande pas la « démission immédiate » de Macron, Édouard Philippe souligne que le président « s’honorerait si, par exemple, il nommait un premier ministre avec pour fonction d’exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget ». Il estime qu’il est crucial pour Emmanuel Macron de « annoncer qu’il organise une élection présidentielle anticipée, c’est-à-dire qu’il part immédiatement après que le budget » ait été adopté.
Pour Philippe, « le temps presse ». Il déclare : « Il faut impérativement doter un budget pour la France », affirmant que la responsabilité de cela incombera au prochain gouvernement. De son point de vue, « on ne va pas faire durer ce que nous vivons depuis six mois. Pendant dix-huit mois encore, c’est beaucoup trop long et ça nuit à la France ».
Il exprime également sa frustration en affirmant : « Le jeu politique que nous donnons aujourd’hui est affligeant ». Philippe a aussi révélé avoir décliné le poste de ministre de la Défense car il sent qu’il n’est « pas totalement aligné sur le président de la République » et ne souhaite pas renoncer à sa liberté d’expression. Il a également déploré « une crise politique qui consterne nos concitoyens ».
En ce qui concerne son agenda, l’ancien Premier ministre a mentionné qu’il se rendrait à Matignon à 9 heures, suite à l’invitation de Sébastien Lecornu, qui convoque des dirigeants de partis, des responsables de la coalition gouvernementale ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement : Yaël Braun-Pivet (Renaissance, Assemblée nationale) et Gérard Larcher (LR, Sénat).