Crise chez Lhyfe ? Le leader de l’hydrogène vert réduit ses équipes en 2026
La startup française Lhyfe, spécialisée dans l’hydrogène vert, se voit contrainte de réduire significativement ses effectifs en raison de perspectives commerciales restreintes et d’une rentabilité incertaine.
Les nouvelles sont préoccupantes pour Lhyfe
Après avoir dû renoncer à un projet majeur dans l’Ouest, un article paru dans La Tribune ce samedi 31 janvier mentionne une réduction significative des employés.
D’après le quotidien, la jeune société envisagerait de se séparer de près de 100 salariés sur un effectif total de 196 d’ici la fin de l’année. Ce plan impacterait tous les secteurs : ingénierie, support et ventes.
Cependant, en réponse à cet article, Lhyfe conteste ces chiffres, affirmant que la moitié des effectifs n’est pas fidèle à la réalité. Une procédure est actuellement en cours, conformément aux dispositions du droit social, mais elle n’a pas encore été validée. Lhyfe n’est donc pas en mesure de fournir des chiffres précis, a déclaré une porte-parole de l’entreprise.
Cette décision découle d’un ralentissement généralisé au sein du secteur. Le marché de l’hydrogène vert, particulièrement pour les transports, n’a pas atteint la croissance attendue. La société mentionne un resserrement des perspectives commerciales ainsi que des difficultés de rentabilité à court terme.
À l’instar de nombreux acteurs de l’industrie, la direction souligne également un cadre réglementaire peu favorable. Elle dénonce l’absence de dispositifs de soutien concrets pour l’hydrogène renouvelable, ainsi que les retards administratifs pour accéder aux aides du fonds européen CEF.
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Un modèle axé sur la mobilité en difficulté
Historiquement, Lhyfe a concentré ses efforts sur la mobilité terrestre, notamment les bus et véhicules utilitaires fonctionnant à l’hydrogène. Toutefois, la demande demeure faible, entravée par le coût encore élevé du kilo d’hydrogène et la forte concurrence des véhicules à batteries électriques.
Malgré le lancement de plusieurs unités de production à Bouin (Vendée), Buléon (Morbihan) et Bessières (Occitanie), les commandes tardent à se concrétiser. La société annonce un volume de 60 livraisons par mois, un chiffre jugé insuffisant pour garantir sa pérennité.