Soutien à Kiev : les nouvelles initiatives européennes face à l’opposition de Moscou

Sergueï Lavrov, responsable de la diplomatie russe, rappelle la ferme opposition de Moscou à tout envoi militaire européen sur le sol ukrainien.

La Russie toujours opposée à l’envoie de troupes européennes en Ukraine

Moscou réitère l’une de ses positions essentielles. Ce jeudi 21 août, Sergueï Lavrov a affirmé que tout déploiement de forces militaires européennes en Ukraine serait jugé « inacceptable » par la Russie, alors que des discussions sur les mesures de sécurité que les pays occidentaux pourraient offrir à Kiev sont en cours.

Sergueï Lavrov & Poutine

« Une intervention étrangère sur une partie du territoire ukrainien (…) serait totalement inacceptable pour la Russie », a déclaré le ministre russe après des discussions avec son homologue indien à Moscou. L’idée d’envoyer des troupes européennes est principalement soutenue par Londres et Paris au sein de la coalition des volontaires qui appuie l’Ukraine.

Dans ce contexte, le géopolitologue Ulrich Bounat a avancé que l’Ukraine pourrait recevoir un contingent de quelques milliers d’hommes. Il a précisé qu’il ne voyait pas une présence en première ligne, mais plutôt un déploiement très en arrière du front, dédié à des missions de formation ou de déminage. Néanmoins, il a souligné que cet envoi aurait une forte portée symbolique.

Les déclarations de Sergueï Lavrov ce jeudi ne se sont pas uniquement concentrées sur l’Europe, mais également sur l’Ukraine, qu’il a accusée de ne pas rechercher un « règlement juste et durable » du conflit déclenché par Moscou en 2022, alors que les efforts diplomatiques pour instaurer la paix s’intensifient sous l’impulsion de Donald Trump. « Le régime ukrainien et ses représentants (…) montrent avec toute évidence qu’ils ne sont pas intéressés » par une issue équilibrée et pérenne, a affirmé le chef de la diplomatie russe.

De son côté, Volodymyr Zelensky a réitéré mercredi, lors d’une rencontre avec des journalistes, qu’un échange avec Vladimir Poutine serait possible après un accord sur les fameuses garanties de sécurité pour Kiev. « Nous souhaitons comprendre [leur] architecture d’ici sept à dix jours et, sur cette base, organiser une réunion trilatérale » entre les présidents russe, américain et ukrainien.