Matignon : Marine Le Pen ferme la porte à François Bayrou, un tournant décisif pour la politique française

Le parti d’extrême droite a confirmé son intention de s’opposer au vote de confiance, rendant inévitable la démission du Premier ministre.

Un premier ministre confiant

Dans un article du Parisien daté du mardi 2 septembre, il est révélé que François Bayrou, le Premier ministre, avait vraiment l’espoir de maintenir la confiance lors du vote concernant le Budget 2026. De plus, d’après Patrick Mignola, son fidèle ministre chargé des relations avec le Parlement, le chef du gouvernement comptait même sur une « abstention du RN », ce qui lui aurait permis de conserver son poste.

Cependant, la situation est tout autre, comme l’a indiqué le parti d’extrême droite la semaine précédente. Le rendez-vous programmé ce mardi 2 septembre à Matignon ne changera absolument rien. À l’issue de sa rencontre avec François Bayrou, Jordan Bardella a affirmé que la position du RN restait inchangée. En d’autres termes, les députés du RN s’apprêtent à voter contre la confiance le lundi 8 septembre.

« Le miracle n’a pas eu lieu. Et évidemment que cet entretien ne fera pas changer le Rassemblement national d’avis, » a déclaré l’eurodéputé après sa rencontre à Matignon, ajoutant : « Les portes n’étaient pas très ouvertes. Le Premier ministre a indiqué (…) qu’il était prêt peut-être un jour à regarder ce qu’il pouvait y avoir du côté de l’immigration. Mais je pense que le temps n’est plus à la discussion. »

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Un départ forcé pour Bayrou

Cette analyse est corroborée par Marine Le Pen. « Je n’ai pas eu le sentiment que François Bayrou entrait dans une phase de négociation, » a-t-elle précisé, en tant que présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale. Elle réclame une « dissolution ultrarapide » de l’Assemblée, persuadée que son parti pourrait obtenir une majorité absolue (ce qui n’est pas confirmé par les sondages).

Marine Le Pen

Alors que les socialistes continuent de clamer leur intention de voter contre la confiance, il semble donc que François Bayrou soit bel et bien destiné à démissionner lundi prochain. En effet, numériquement, rien ne peut actuellement contrecarrer la défiance au sein de l’Assemblée nationale. Reste à voir comment Emmanuel Macron réagira face à cet échec supplémentaire.