Primes d’assurance habitation en hausse : l’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme pour les assurés !
L’augmentation des événements climatiques extrêmes a des répercussions significatives sur les assurés et le secteur des assurances.
Dérèglement climatique : des phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents
Une étude parue le mardi 2 décembre, réalisée par l’UFC-Que Choisir, met en évidence que les événements climatiques intensifiés et récurrents mettent “à rude épreuve” le système d’assurance, rendant la situation difficile pour les assurés. En 2024, les catastrophes liées au climat ont généré des pertes évaluées à cinq milliards d’euros pour les assureurs français, faisant de cette année l’une des plus coûteuses depuis l’instauration du régime des catastrophes naturelles (CatNat) en 1982. Concernant les assurances habitation, plus de quatre millions de sinistres ont été indemnisés, totalisant huit milliards d’euros.
En l’espace de seulement deux ans, la surprime pour catastrophe naturelle a connu une augmentation significative, passant de 25 euros à une moyenne de 42 euros. De plus, la franchise légale en cas de sécheresse a quadruplé, obligeant les assurés à débourser jusqu’à 1 520 euros, contre 380 euros auparavant. Parallèlement, l’UFC-Que Choisir met en avant une “protection pouvant être réduite” ainsi que des “clauses d’exclusion de plus en plus fréquentes, souvent floues“, notamment pour “défaut d’entretien“, ce qui empêche certains assurés d’obtenir une indemnisation “malgré des dommages manifestes“.
Des consommateurs en première ligne
Au cours des quatre dernières années, le coût des sinistres climatiques s’élève en moyenne à 6 milliards d’euros par an, soit une hausse de près de 20 % par rapport aux estimations initiales des professionnels. Cette tendance impacte directement les cotisations des ménages.
Les conflits liés aux aléas climatiques explosent, multipliés par 5 entre 2023 et 2024, parmi les plaintes reçues par l’UFC‑Que Choisir. Ils concernent principalement :
- Les sinistres de sécheresse (retrait-gonflement des argiles) ;
- Les inondations non reconnues comme catastrophes naturelles ;
- Des délais d’indemnisation prolongés dus à des expertises contestées.

Parallèlement, les franchises et les exclusions de garanties se multiplient :
- Franchise légale de 380 €, augmentée à 1 520 € en cas de sécheresse, à laquelle s’ajoutent des franchises contractuelles croissantes pour les dégâts des eaux ou les tempêtes ;
- Clauses d’exclusion de plus en plus fréquentes, souvent peu claires, appliquées pour « défaut d’entretien » ou pour des dépendances jugées non « clos et couverts », privant les assurés d’indemnisation malgré des dommages évidents.
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Inégalités croissantes sur le territoire
L’association de consommateurs souligne l’apparition d’inégalités croissantes entre territoires. “A profil égal, la prime d’assurance peut varier du simple au double selon la commune.” Dans les zones à risque climatique élevé, “certains ménages peinent à trouver un contrat abordable, voire une offre tout court“, alerte l’organisation.
Certains territoires pourraient se voir devenir inassurables, les assureurs réduisant leurs propositions. L’UFC-Que Choisir appelle à une réforme nécessaire du système d’assurance, plaidant pour que les assureurs nationaux soient tenus de proposer des contrats dans tout le pays.