Profil des assaillants de l’attentat antisémite en Australie : père et fils, un duo en cours d’analyse
Le profil des agresseurs de Bondi Beach en Australie se précise, révélant un père et son fils radicalisés, ayant récemment effectué un séjour aux Philippines pour s’entraîner.
Mise à jour des vidéos disponibles
Des séquences capturées par des caméras révèlent les premiers instants de la tragédie sur la plage de Bondi Beach : un couple de sexagénaires tente de neutraliser les assaillants. Le mari, vêtu d’une chemise violette, se jette sur l’un des terroristes, perd son équilibre mais réussit à lui retirer une arme. Les agresseurs avaient garé leur voiture non loin de la plage, et un drapeau de l’État islamique est visible sur le pare-brise.
Hommages aux victimes
Bien que la suite des événements ne soit pas filmée, Boris et Sofia Gurman, des juifs russes vivant à Sydney, so
nt retrouvés sans vie. Ce mardi, les hommages continuent d’affluer pour eux et pour les 13 autres victimes. Des milliers de personnes se rassemblent autour d’un vaste amoncellement de fleurs.
Lire en complément: Attentat en Australie : des liens avec Daesh, le Premier ministre salue le héros du jour ce mardi
Avancement de l’enquête
L’enquête avance et met en lumière le parcours des criminels : Sajid Akram, âgé de 50 ans, et son fils Naveed, 24 ans. Le véhicule était à la disposition du fils. Deux engins explosifs et des drapeaux de l’État islamique fait main ont été découverts, a expliqué Mal Lanyon, le chef de la police de la Nouvelle-Galles du Sud.
Naveed Akram était déjà dans le viseur des services de renseignement, ayant été en contact avec des partisans de l’État islamique en 2019.
Les autorités révèlent désormais qu’il a voyagé avec son père aux Philippines le mois dernier dans un but précis, selon Sean Rubenstein Dunlop, journaliste d’investigation pour ABC : “Le père et le fils se sont rendus là-bas début novembre. Ils ont fait une halte à Manille, puis se sont dirigés vers le sud des Philippines où l’on évoque leur participation à un entraînement paramilitaire avant de revenir à la fin novembre.”
L’enquête doit encore élucider les motivations exactes des assaillants ainsi que les circonstances qui ont conduit à leur radicalisation et à cette attaque en plein Sydney.