Taxe de 200 % sur les vins français si Macron ne rejoint pas le Conseil de la paix de Trump
Donald Trump a de nouveau menacé d’imposer des droits de douane prohibitifs sur les vins et champagnes français afin de persuader Emmanuel Macron d’adhérer à son projet de “Conseil de la paix”.
Invitation ou chantage ?
Le président des États-Unis a une fois de plus utilisé des tactiques coercitives, évoquant une situation similaire de mars 2025. Dans des propos tenus tôt le matin du mardi 20 janvier, il a annoncé un tarif de 200 % sur les vins et champagnes en provenance de France, en réaction à la réticence de son homologue Emmanuel Macron à se joindre à son «Conseil de paix». «Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer», a-t-il déclaré à des journalistes en Floride.

L’entourage d’Emmanuel Macron a répondu lundi en affirmant que la France ne souhaitait pas donner suite favorable à cette proposition, mettant en avant que cette initiative soulève des questions majeures quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause.
La réaction face à la pression de Trump a été communiquée par ses conseillers ce mardi matin. Ils ont qualifié les menaces tarifaires visant à influencer la politique étrangère d’inacceptables et inefficaces, selon l’entourage du président français.
Auparavant, la Maison Blanche avait annoncé l’établissement d’un Conseil de paix sous la direction de Donald Trump, en lien avec un plan soutenu par Washington pour mettre fin au conflit à Gaza.
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L’ONU mis à la porte ?
Néanmoins, le projet de charte de cette nouvelle entité semble avoir une portée et un mandat bien plus vastes, dépassant la seule question de Gaza et risquant de la transformer en un véritable substitut aux Nations unies, sous le contrôle de Trump, destiné à résoudre les conflits mondiaux, avec un coût d’entrée fixé à un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent.
Depuis le week-end dernier, plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ont annoncé avoir été invités à participer, tout comme d’autres nations en dehors des alliés traditionnels des États-Unis. De plus, le Kremlin a révélé lundi que le président russe Vladimir Poutine avait également été convié à rejoindre le Conseil de paix, une information qui a été confirmée par Donald Trump mardi.