Saint-Valentin 2026 : une partie des femmes estiment que le couple n’est pas synonyme de bonheur

Une récente enquête YouGov pour Le HuffPost met en évidence que près d’un tiers des personnes célibataires se sentent à l’aise avec leur situation, remettant en question l’idée que le couple soit le seul chemin vers l’épanouissement.

Les hommes subissent, les femmes choisissent le célibat

Contrairement à leurs homologues masculins, les femmes semblent plus disposées à considérer leur célibat comme un choix délibéré, qu’elles jugent souvent agréable.
Saint-Valentin 2026

Chaque année, à l’approche de la Saint-Valentin, les vitrines se parent de cœurs rouges, les restaurants proposent des menus pour couples, et les salles de cinéma diffusent des comédies romantiques. Tout cela dégage l’idée que la vie à deux est la seule option valable pour être comblé.

Cependant, la situation est bien plus complexe. En France, on dénombre près de 18 millions de célibataires, un chiffre en hausse constante. Alors que les parcours amoureux deviennent plus variés, le célibat est désormais perçu comme autre chose qu’une simple attente entre deux relations. Au contraire, il peut être célébré, apprécié, tout en étant également sujet à des interrogations et des ambiguïtés.

C’est ce que révèle l’enquête

Réalisée auprès de plus de 3 000 participants, dont 1 063 célibataires, elle montre que le célibat peut être un facteur de bien-être, selon le HuffPost.

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Un célibat choisi par un tiers des participants

Lorsqu’ils sont interrogés sur leur perception du célibat, les répondants expriment majoritairement un point de vue positif. En effet, 31 % d’entre eux le perçoivent comme un choix assumé, et 20 % le définissent comme une situation confortable. Il est intéressant de noter que les femmes et les hommes n’ont pas tout à fait la même vision de cette condition. Les femmes sont plus susceptibles d’affirmer leur célibat comme un choix (33 % contre 29 % chez les hommes) et de le considérer comme une situation agréable (23 % contre 17 %).

Pourquoi cette différence ? Une étude de 2024 publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science avait déjà mis en avant des conclusions similaires, soulignant que les femmes célibataires tendent à afficher un niveau de bien-être général supérieur à celui des hommes. Selon les chercheurs Elaine Hoan et Geoff MacDonald, cette situation s’explique par un soutien social plus solide dont elles bénéficient, leur permettant de tisser un réseau amical plus riche.

Il est également important de mentionner que la perception du célibat varie selon l’âge. Parmi les 18-24 ans, 26 % le qualifient de situation confortable, ce qui n’est pas le cas pour les générations plus âgées. En revanche, 35 % des 45-54 ans et 37 % des plus de 55 ans considèrent leur célibat comme un choix délibéré.

Bien qu’un quart des participants (26 %) adoptent une attitude neutre face à leur état de célibataire, cette condition est parfois vécue de manière difficile. En effet, 7 % des sondés estiment qu’elle est source de souffrance, tandis que 6 % la jugent frustrante. Enfin, 9 % voient leur célibat comme une étape transitoire avant de s’engager dans une relation.

L’épanouissement ne se limite pas au couple

La question se pose alors : l’engagement dans une relation est-il une aspiration essentielle à long terme ? À ce sujet, les résultats s’opposent à l’idée que la vie à deux soit la seule voie envisageable. En réalité, seuls 14 % des participants estiment qu’être en couple est crucial pour leur épanouissement.

Encore une fois, une différence significative apparaît entre les sexes, les hommes étant deux fois plus nombreux (19 % contre 10 %) à voir le couple comme indispensable à leur bonheur.

28 % des répondants souhaitent effectivement trouver quelqu’un, sans pour autant en faire une priorité pour leur bonheur ; 34 % n’en font pas un objectif mais restent ouverts à cette possibilité, et enfin, 24 % choisissent de construire leur vie sans partenaire. Cette dernière option est particulièrement attractive chez les plus de 55 ans, dont 38 % préfèrent vivre seuls, contre seulement 10 % chez les 18-24 ans et 9 % chez les 25-34 ans.

Être en couple, une possibilité plutôt qu’une nécessité

Finalement, preuve que le couple n’est pas indispensable à un épanouissement personnel, seuls 13 % des célibataires ouverts à une relation activement recherchent un partenaire. Parmi eux, on retrouve surtout des hommes (17 %, contre 10 % de femmes) et des participants âgés de 25 à 34 ans (19 %) ainsi que de 35 à 44 ans (20 %).

Alors que 29 % des sondés expriment un intérêt occasionnel à être en couple (35 % d’hommes et 24 % de femmes), la majorité (58 %) ne s’engage pas actuellement dans une recherche active de partenaire (66 % de femmes et 48 % d’hommes).

Trouver l’amour et vivre en couple peuvent avoir leur attrait, mais pas à n’importe quel prix, surtout si cela implique de renoncer à la liberté et à l’épanouissement personnel.