Le porte-avions Charles de Gaulle reprend la mer après une escale en Crète

Le navire a accosté au quai K-14 à Marathi, près de Chania, dans la matinée du 2 avril, avant de reprendre le large pour des missions en Méditerranée orientale.

Un arrêt prévu

La base navale de Souda, installée sur la côte nord-ouest crétoise près de Chania, représente une infrastructure militaire et navale stratégique.

Depuis 2001, le Charles de Gaulle sert de navire amiral à la marine française et demeure le seul porte-avions à propulsion nucléaire du pays.

Contrairement au porte-avions états-uniens

En mars, l’USS Gerald R. Ford, porte-avions américain, avait également fait halte à la base de Souda pour des opérations de ravitaillement.

Retour en mer

Après un séjour de quelques jours à la base navale de La Sude en Crète, le porte-avions français a quitté l’île le 7 avril pour reprendre ses missions en Méditerranée orientale, alors que la composition du groupe aéronaval (GAN) continue de varier. Cette escale a permis de recharger du matériel et d’accorder un repos aux 1 800 marins à bord.

porte-avions Charles de Gaulle après une escale en Crète

Le Charles de Gaulle, qui avait été initialement déployé vers le Nord de l’Europe, a été réaffecté en urgence en Méditerranée orientale au début du mois de mars, en raison du déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran et de l’extension du conflit à une grande partie du Moyen-Orient, y compris le Liban. Le navire et son escorte patrouillent depuis lors au large de Chypre, pour protéger cette île européenne qui a été attaquée au début des hostilités par divers drones et missiles.

Missions et exercices

En plus de ses opérations en Méditerranée orientale, le groupe aérien du porte-avions a également effectué des missions en mer Noire, contribuant ainsi à la capacité française d’évaluation indépendante de la situation dans cette région.

Avant de faire escale, le Charles de Gaulle et ses avions avaient participé à la première phase de l’exercice OTAN Neptune Strike 2026, qui s’est tenu du 25 au 31 mars. Douze nations étaient impliquées dans ces manœuvres (Albanie, Allemagne, Bulgarie, Croatie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Roumanie), incluant non seulement le groupe aéronaval français, mais aussi son homologue italien, dirigé par le porte-aéronefs Cavour ainsi qu’une force navale espagnole centrée autour du bâtiment de projection Juan Carlos I. Les aéronefs ont réalisé des frappes maritimes simulées et des patrouilles aériennes en Méditerranée et en mer Noire. Neptune Strike, en plus de former les forces et d’améliorer leur interopérabilité, vise à démontrer la posture défensive de l’OTAN dans cette zone.

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Escorte

Depuis son départ de Toulon à la fin janvier, la composition du groupe aéronaval français a évolué autour de son noyau dur, comprenant, outre le Charles de Gaulle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate multi-missions Alsace, un sous-marin nucléaire d’attaque et le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier. D’autres FREMM, telles que le Languedoc et l’Aquitaine, l’ont accompagné au début de son déploiement. Ensuite, lorsque le GAN a été envoyé en Méditerranée, la Bretagne, revenue d’Amérique du Nord, a rejoint l’escorte du porte-avions.

L’escorte du Charles de Gaulle inclut également des bâtiments étrangers. Le porte-avions est arrivé de Scandinavie avec la frégate néerlandaise Evertsen, qui a prolongé sa présence dans le GAN, témoignant de l’engagement des Pays-Bas pour la protection de Chypre et du flanc oriental de l’Union européenne. Lors de son retour en Méditerranée, le groupe aéronaval a été rejoint par la frégate espagnole Cristobal Colon et par la frégate italienne Federico Martinengo, remplacée peu après par l’Andrea Doria, qui avait déjà accompagné le porte-avions français lors de l’exercice ORION en Atlantique et en Manche en février.