Survols de sites sensibles : l’origine des survols de sites militaires reste floue

Récemment, des drones ont parcouru les cieux au-dessus de deux sites stratégiques en France, à savoir la base militaire de Creil (Oise) et la base sous-marine de l’île Longue (Finistère), sans que les autorités françaises n’établissent de lien avec la Russie.

Un phénomène répétitif

La base aérienne 110 de Creil (Oise) a été le deuxième emplacement sensible à être survolé par des drones, quelques jours après l’incident ayant eu lieu à l’île Longue, en Bretagne. Encore une fois, aucun rapport avec la Russie n’a été confirmé.

survole d'un drone

Ce nouvel incident s’inscrit dans le cadre d’un site particulièrement vulnérable, après le survol de l’Île Longue, qui est le lieu de stationnement des sous-marins de la dissuasion nucléaire française, survenu le jeudi précédent, sans preuve d’une implication russe.

Dans la nuit du 26 novembre, plusieurs drones ont été observés au-dessus de la base militaire de Creil, où se trouvent des installations de la Direction du renseignement militaire (DRM), une information qui a été validée ce mardi 9 décembre. Une représentante de l’armée de l’air et de l’espace a déclaré : « Tout lien avec des provocations étrangères est à ce stade prématuré ».

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Une approche mesurée de la part des autorités

Les responsables français maintiennent une attitude prudente en ce qui concerne l’attribution de ces survols. Auparavant, une attitude similaire avait été remarquée lorsque cinq petits drones non armés avaient survolé la base sous-marine de l’île Longue, abritant les sous-marins nucléaires français.

Une source sécuritaire a indiqué à l’AFP qu’il était trop tôt pour affirmer si ces survols étaient le fruit d’une intention délibérée ou s’ils résultaient d’un phénomène de mimétisme, amplifié par la couverture médiatique de ces événements.

À Creil, des militaires avaient soupçonné la présence de drones au-dessus de la base durant les nuits des 28 et 30 novembre. Cependant, selon l’AAE (Armée de l’air et de l’espace), « les conditions météo (nuit, brouillard épais, plafond bas) n’étaient pas propices à une levée de doute irréfutable ». Il a également été mentionné la proximité de l’aéroport de Roissy ainsi que le passage d’avions civils.

Plusieurs sources militaires ou sécuritaires ont souligné au cours de discussions avec l’AFP ces dernières semaines le risque d’une augmentation de l’anxiété psychologique liée aux signalements de drones en Europe. Elles ont mis en avant la difficulté considérable d’identifier un drone dans le ciel nocturne pour un témoin ne disposant pas d’équipements de détection appropriés.