Au volant, Karine Le Marchand répond aux critiques concernant sa déclaration sur CNews

Au cœur d’une controverse, la présentatrice de M6, accusée de racisme pour des propos controversés, envisage de poursuivre en justice ceux qu’elle appelle les « petits polémistes sous pseudo ».

Karine Le Marchand hater racisme

« À tous les petits polémistes sous pseudo qui m’insultent : je ne vois pas vos messages. Je suis désolée. Puis de toute façon, je m’en fous complètement. » C’est ce qu’a exprimé Karine Le Marchand, alors qu’elle se filmait au volant de sa voiture pour répondre à la tempête médiatique liée à ses déclarations sur CNews faites la veille, le mardi 10 février.

« Je vous remercie parce que vous m’avez fait gagner 500 euros, lance-t-elle avec ironie, tout en conduisant et en fixant la caméra. J’avais parié avec mon équipe que j’allais susciter une polémique en allant sur CNews. J’ai gagné. Eh bien vous voyez. Comme je ne suis pas vénale, cet argent je le remets dans l’escarcelle. »

Elle précise qu’en cas de rejet de la plainte par les députées Léa Balage El Mariky et Ersilia Soudais auprès de l’Arcom, elle serait ravie de donner ces 500 euros à ceux qui la considèrent toujours comme raciste, afin qu’ils soient reversés à une organisation antiraciste de leur choix.

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Karine Le Marchand sur CNews

Musulmans, vraiment ?

Ce lundi, les deux élues ont annoncé via X qu’elles allaient prendre des mesures contre la chaîne de télévision. Ce qui a provoqué cette réaction est une séquence de l’édition matinale de L’Heure des pros sur CNews, où Karine Le Marchand a évoqué sa peur lors de son arrivée à Paris, en se remémorant avoir vu « tous ces Noirs et tous ces musulmans » sortir du RER.

« Des gens qui avaient des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir, parce qu’à Nancy j’étais la seule de mon école à avoir cette tête-là. J’ai fait : “Ah”. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur, parce que Paris, c’était particulier. Et après, très vite, j’ai pris l’habitude, a-t-elle admis. Je n’ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères. »

Excuse du contexte

Elle soutient que ses mots ont été extraits de leur contexte et ne constituent qu’une infime partie des cinq heures de promotion qu’a requises son dernier programme, un documentaire sur l’immigration, diffusé ce lundi sur M6.

Aucun regret

« Voilà. Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je ne vais pas m’immoler. Je ne vais pas me pendre, poursuit-elle, toujours au volant. Si vous ne voulez pas passer pour des imbéciles, je vous encourage à lire des livres en entier, à regarder des émissions en entier, à voir le documentaire dont il s’agit, avant d’envoyer des insultes aux gens. Votre haine ne me touche pas. »

Cependant, ces événements ont des répercussions. L’animatrice télé a mobilisé ses équipes pour compiler des captures d’écran de toutes les insultes reçues. Elle envisage de poursuivre ces personnes et de demander des dommages et intérêts.