Les États-Unis veulent une fin de la guerre en Iran sans troupes au sol avant la date butoir
La diplomatie américaine, dirigée par Marco Rubio, anticipe une conclusion imminente du conflit en Iran.
Vers une fin du conflit mi-avril ?
Le Secrétaire d’État a déclaré ce vendredi 27 mars lors d’une conférence de presse que les États-Unis s’attendent à atteindre leurs objectifs militaires en Iran d’ici « les deux prochaines semaines ». Il a affirmé : « Quand nous aurons fini avec eux, ils seront plus affaiblis qu’ils ne l’ont été dans l’histoire récente », s’exprimant après une réunion du G7 près de Paris.
« Il faut finir le travail », a martelé le chef de la diplomatie sous Donald Trump, soulignant que les États-Unis peuvent « atteindre tous [leurs] objectifs sans déployer de troupes au sol ». Concernant ces objectifs, il a mentionné la destruction des « usines qui fabriquent des missiles, des roquettes et des drones », ainsi que celle de la « marine », des « forces aériennes » et des « lanceurs de missiles » iraniens.
Des négociations en cours
Marco Rubio a également évoqué le progrès des discussions en cours. Il a déclaré : « Nous avons eu un échange de messages et de signaux en provenance du système iranien – ce qu’il en reste – indiquant une volonté de discuter de certains sujets », tout en précisant que les États-Unis n’ont « pas encore reçu » de réponse concernant leur proposition de cessez-le-feu en 15 points. Il a ajouté que Téhéran n’avait pas clarifié les participants aux négociations.

Lire en complément: Pam Bondi sous le feu des critiques : une preuve compromettante révélée dans l’affaire Trump ?
Un enjeu économique fort
La situation dans le détroit d’Ormuz a également été abordée par le diplomate américain, ce passage maritime étant un enjeu crucial pour l’économie mondiale, perturbé par le blocage iranien. Selon le New York Times, Marco Rubio a souligné que Washington ne demandait pas aux nations européennes ou à d’autres États de s’engager militairement contre l’Iran, mais qu’il est dans leur intérêt de favoriser la réouverture de ce détroit. « Si ces pays sont touchés par cette situation, tout ce que nous avons dit, c’est qu’ils devaient faire quelque chose », a-t-il expliqué. Il a en outre accusé Téhéran de planifier un « système de péage » pour contrôler le trafic maritime, un projet qu’il a qualifié d’ « illégal » et « inacceptable ».
La question du détroit d’Ormuz est centrale pour Washington, qui a tenté d’exercer une pression forte sur l’Iran pour en obtenir la réouverture, mais sans succès pour le moment.
Le samedi précédent, Donald Trump avait menacé d’attaquer les centrales électriques iraniennes si la route maritime stratégique n’était pas rouverte dans les 48 heures. Le président a ensuite prolongé le délai de quelques jours lundi, avant de le repousser encore une fois jeudi soir, donnant à Téhéran jusqu’au 6 avril pour débloquer le détroit.