496 MW : le parc éolien normand de Dieppe-Le Tréport entre en production

Le parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport a franchi une nouvelle étape durant l’été : ses premières éoliennes ont commencé à injecter de l’électricité sur le réseau en juillet, alors que l’installation des 62 machines se poursuit.

Un parc de 62 éoliennes porté par un consortium franco-japonais

Le projet EMDT (Eoliennes en Mer Dieppe Le Tréport) réunit Ocean Winds, la coentreprise détenue à parts égales par EDP Renewables et ENGIE, actionnaire majoritaire, aux côtés de Sumitomo Corporation et de la Banque des Territoires. Situé au large de Dieppe et du Tréport, le parc doit compter 62 éoliennes pour une puissance installée de 496 MW selon Mer et Marine (500 MW selon Ocean Winds), soit de quoi couvrir la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes.

parc éolien normand de Dieppe-Le Tréport entre en production

La chaîne industrielle mobilisée pour le projet est largement européenne et fortement ancrée en France : les turbines sont fournies par Siemens Gamesa, majoritairement produites dans son usine du Havre (nacelles, pales), tandis que les tronçons de mâts sont fabriqués à Bilbao puis pré-équipés à Brest. Les fondations sont fabriquées à Fene, en Espagne, et stockées à Cherbourg avant installation. La sous-station électrique en mer a été construite aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, et les câbles sous-marins sont produits en Grèce. Les travaux d’installation en mer sont assurés par Jan De Nul et DEME.

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Une entrée en production progressive depuis juillet

La première éolienne du parc a été installée le 15 juin 2026. Dans son communiqué annonçant cette installation, Ocean Winds indiquait que la sous-station étant déjà en place, le parc devait atteindre sa première injection d’électricité et commencer à produire de l’énergie renouvelable dans les semaines suivantes, au fur et à mesure du raccordement des éoliennes au réseau. C’est chose faite : selon Mer et Marine, les premiers électrons du parc ont bien été injectés sur le réseau durant le mois de juillet.

Marc Hirt, directeur pays d’Ocean Winds en France, avait salué cette dynamique au moment de l’installation de la première machine : « L’installation de la première éolienne à Dieppe-Le Tréport illustre l’ampleur et le rythme auxquels Ocean Winds fait progresser l’éolien en mer en France. Faire aboutir cette étape tout en menant plusieurs projets de front partout dans le pays démontre la solidité de nos équipes et notre approche intégrée. » (propos traduits) De son côté, Frédéric Flaus, directeur de projet pour EMDT, soulignait que cette étape était « le résultat de plusieurs années de préparation et d’une coopération étroite entre toutes les parties prenantes » (propos traduits).

Une année de forte activité pour l’éolien en mer français

Ce démarrage s’inscrit dans une séquence particulièrement dense pour Ocean Winds en France. Depuis le début de l’année 2026, l’entreprise a mené à pleine puissance le parc éolien des Îles d’Yeu et de Noirmoutier et a livré ses premiers électrons depuis le projet flottant des Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion, illustrant sa capacité à mener de front plusieurs technologies (posé et flottant) et plusieurs phases de projet.

Indicateur Valeur
Puissance installée 496 MW (Mer et Marine) / 500 MW (Ocean Winds)
Nombre d’éoliennes 62
Première éolienne installée 15 juin 2026
Premiers électrons injectés Juillet 2026
Mise en service complète attendue Fin d’année 2026
Foyers alimentés (équivalent) Environ 850 000 personnes
Actionnaires du projet (EMDT) Ocean Winds (majoritaire), Sumitomo Corporation, Banque des Territoires

L’installation des 62 machines doit se poursuivre dans les prochains mois, avec une mise en service complète du parc normand attendue d’ici la fin de l’année. Le rythme d’exécution du chantier, associé à celui des autres projets menés en parallèle par Ocean Winds sur le littoral français, confirme la montée en puissance de la filière offshore française, entre technologie posée et flottante.

Sources