Marine nationale : un exercice en Norvège soulève des questions sur la préparation militaire en Arctique.

Cette nouvelle édition de Cold Response, un exercice hivernal régulier orchestré par les forces armées norvégiennes, implique 14 nations, dont l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie, le Canada, l’Espagne, la Turquie, la Suède, la Finlande, le Danemark, la Belgique et la France, en plus du royaume scandinave.

Grande opération dans le nord

Prévu du 24 février au 23 mars, cet événement se déroulera en Norvège ainsi qu’en Finlande, récemment intégrée à l’OTAN en 2023. Ces manœuvres interarmées et interalliées de grande envergure mobiliseront, selon les forces norvégiennes, pas moins de 25 000 militaires, dont 11 800 sur le territoire norvégien, le reste étant intégré dans une importante force navale accompagnée de moyens aériens puissants.

Nansen Thor Heyerdahl

Comme lors des éditions précédentes, Cold Response comportera une dimension amphibie, offrant l’occasion aux troupes de l’OTAN de s’exercer à des opérations de débarquement dans la région arctique. En 2022, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude avait participé à l’exercice. Cette année, il semble que ce soit l’un de ses deux navires jumeaux, vraisemblablement le Mistral, qui soit engagé après avoir récemment pris part à l’exercice ORION avec le Tonnerre dans l’ouest de la France.

Il reste à déterminer si le groupe aéronaval français, dirigé par le porte-avions Charles de Gaulle, sera impliqué dans ces manœuvres. Cependant, cela semblerait logique, étant donné que le groupe aéronaval commence sa mission La Fayette dans le nord de l’Europe après l’exercice ORION.

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Un présence de plus en plus importante dans cette zone

Il convient également de mentionner que Cold Response s’inscrit cette année dans le cadre de la mission Arctic Sentry, qui a été annoncée par l’OTAN le 11 février. Cette initiative vise à renforcer la présence militaire de l’Alliance dans la région stratégique de l’Arctique, suite à la crise provoquée en janvier par les États-Unis concernant le Groenland et les enjeux sécuritaires dans cette zone.