L’éolien en mer a été le grand gagnant des renouvelables françaises en 2025 avec +43 %
Le Panorama de l’électricité renouvelable 2025, publié le 21 juillet par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis et l’Agence ORE, confirme la percée de l’éolien en mer français : sa production a bondi de 43,3 % en un an, tandis que les énergies renouvelables ont couvert 33,2 % de la consommation électrique nationale.
Un cru 2025 en demi-teinte pour les renouvelables françaises
Le document dresse le bilan d’une année contrastée pour les énergies vertes hexagonales. Sur l’ensemble de 2025, elles ont couvert 33,2 % de la consommation électrique de la France métropolitaine, pour une production totale de 148 TWh, en léger retrait par rapport aux 150 TWh enregistrés en 2024. Ce recul s’explique surtout par la contre-performance de l’hydroélectricité, que les bonnes tenues du solaire et de l’éolien en mer n’ont pas suffi à compenser.

Sur le plan des capacités, le parc renouvelable français atteint désormais 84,3 GW, après une année de raccordements particulièrement intenses : plus de 7,2 GW ont été ajoutés en douze mois. Le photovoltaïque en concentre l’essentiel, avec 5,9 GW supplémentaires, loin devant l’éolien terrestre (0,9 GW) et l’éolien en mer (0,4 GW).
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L’éolien en mer, nouvelle vedette du mix électrique
C’est la donnée qui retient l’attention dans ce Panorama 2025 : avec 415 MW supplémentaires raccordés dans l’année, la puissance installée de l’éolien en mer grimpe à 1 919 MW. Sa production, elle, progresse de 43,3 % pour atteindre 5,7 TWh, soit 1,3 % de la consommation électrique française. Un chiffre encore modeste en valeur absolue, mais qui traduit la montée en puissance progressive des parcs offshore déployés ces dernières années au large des côtes françaises.
Le solaire photovoltaïque n’est pas en reste : avec 5 941 MW raccordés en 2025, le parc atteint 30 438 MW installés. Sa production bondit de 32,7 % sur un an, à 32,9 TWh, portant sa part dans la consommation nationale à 7,4 %. L’éolien terrestre, plus mature, poursuit une progression plus modérée : 23 870 MW de puissance installée après l’ajout de 883 MW, pour une production de 43,9 TWh (+2,5 %), soit 9,8 % de la consommation.
Le document résume ainsi la physionomie de cette année 2025 : « Le photovoltaïque bondit de près de 33 %, l’éolien en mer de 43 %, tandis que l’hydroélectricité accuse un recul marqué après une année 2024 qui avait connu des conditions particulièrement favorables. »
Hydroélectricité en repli, stockage en plein essor
Stable en capacités avec 25 747 MW installés, la filière hydroélectrique a produit 56,7 TWh en 2025, en recul de 19,2 % par rapport à 2024. L’exercice précédent avait en effet bénéficié de conditions hydrologiques exceptionnellement favorables, un effet de base qui explique la baisse observée cette année. L’hydroélectricité reste malgré tout un pilier du mix renouvelable, avec 12,7 % de la consommation nationale couverte, la plus forte contribution de toutes les filières vertes.
Les bioénergies électriques, qui incluent la valorisation des déchets, atteignent 2 295 MW de puissance installée pour une production de 8,9 TWh (+2,5 %), soit 2 % de la couverture de la consommation. Le stockage par batteries affiche, lui, une dynamique particulièrement soutenue : au 31 décembre 2025, 1 617 MW sont raccordés au réseau, dont 410 MW installés durant l’année, avec 195 MW connectés au troisième trimestre et 154 MW au quatrième. Une accélération qui, selon les auteurs du Panorama, devrait encore se confirmer en 2026.
| Filière | Puissance installée fin 2025 | Production 2025 | Évolution | Part de la consommation |
|---|---|---|---|---|
| Éolien en mer | 1 919 MW | 5,7 TWh | +43,3 % | 1,3 % |
| Solaire photovoltaïque | 30 438 MW | 32,9 TWh | +32,7 % | 7,4 % |
| Éolien terrestre | 23 870 MW | 43,9 TWh | +2,5 % | 9,8 % |
| Hydroélectricité | 25 747 MW | 56,7 TWh | -19,2 % | 12,7 % |
| Bioénergies | 2 295 MW | 8,9 TWh | +2,5 % | 2 % |
Pris dans leur ensemble, ces chiffres dessinent une transition électrique française à deux vitesses : d’un côté des filières matures, comme l’éolien terrestre, qui progressent lentement mais sûrement ; de l’autre, des technologies plus jeunes, comme l’éolien en mer ou le stockage par batteries, qui partent de bases modestes mais affichent des taux de croissance impressionnants. La trajectoire du stockage sera à surveiller de près en 2026, les auteurs du Panorama anticipant une poursuite de l’accélération amorcée fin 2025. Pour l’éolien en mer, la question sera de savoir si le rythme de raccordement de nouveaux parcs permettra de maintenir une croissance à deux chiffres dans les années qui viennent.
Source
- Panorama de l’électricité renouvelable au 31 décembre 2025 (SER, RTE, Enedis, Agence ORE) : document source complet, avec l’ensemble des chiffres par filière.