Catherine Pégard remplace Rachida Dati au ministère de la Culture, quelles conséquences pour la Culture en France ?
Quatre nouveaux ministres intègrent le gouvernement, parmi lesquels Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, qui prend le poste de ministre de la Culture en succédant à Rachida Dati, comme l’a communiqué l’Élysée le jeudi 26 février.
Carrière de Catherine Pégard
Cette femme de 71 ans, discrète et sans parcours d’énarque ou de haute fonctionnaire, arrive rue de Valois avec une expertise reconnue dans le domaine culturel et un vaste réseau de contacts.
La carrière de Catherine Pégard, journaliste de formation, dans les arcanes du pouvoir politique a commencé en mai 2007, quand Nicolas Sarkozy remporte l’élection présidentielle. Elle le rejoint alors à l’Elysée comme conseillère à la tête du pôle politique puis en charge des dossiers culturels. Un poste qui lui sert de tremplin pour prendre la présidence du château de Versailles, poste auquel elle reste pendant près de 13 ans, obtenant deux renouvellements et une prolongation inédite de son mandat. Son maintien au-delà de la limite d’âge et des règles habituelles est alors sévèrement critiqué par la Cour des comptes.

Six mois après son départ de Versailles, elle est nommée en septembre 2024 directrice du développement culturel d’Afalula, l’agence française qui copilote l’aménagement du site patrimonial d’Al-Ula, en Arabie saoudite. Un passage éclair avant de revenir un an plus tard à l’Elysée, cette fois aux côtés d’Emmanuel Macron, qui lui offre aujourd’hui à 71 ans le ministère de la Culture.
Biographie
Née le 5 août 1954 au Havre (Seine-Maritime), elle est diplômée d’une licence en histoire et d’une maîtrise en sciences politiques. Elle débute sa carrière en tant que journaliste politique au sein du journal éphémère J’informe (1977) et au Quotidien de Paris (1978-1981), avant de rejoindre Le Point en 1982.
Après avoir été grand reporter puis cheffe de service, elle accède au poste de rédactrice en chef de l’hebdomadaire en 1995. Elle abandonne ce rôle en mai 2007 pour devenir conseillère de Nicolas Sarkozy, fraîchement élu.
En 2011, Nicolas Sarkozy la nomme à la direction de l’Établissement public du château de Versailles, un des postes les plus recherchés dans le milieu culturel. Cette décision est controversée, certains critiquant son manque d’expérience dans la gestion administrative et patrimoniale.
À la tête d’un domaine immense (830 hectares de parc et 2.300 pièces), elle commence son premier mandat de cinq ans sous la présidence de Nicolas Sarkozy, étant reconduite pour trois années supplémentaires en 2016 par François Hollande, puis à nouveau en 2019 par Emmanuel Macron.
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Son action à Versailles
Sous sa direction, plus de 10 000 m² de Versailles sont ouverts au public et rénovés, incluant les appartements de Mesdames (les six filles de Louis XV), la Chapelle Royale, les appartements du Dauphin et la salle du Jeu de Paume, un site emblématique de la Révolution française. « On dit que Versailles est un chantier permanent, il le reste », aimait-elle à rappeler.
Retour en politique
En septembre 2025, Emmanuel Macron la rappelle à l’Élysée pour occuper le rôle de conseillère à la culture, remplaçant Philippe Bélaval.
Autres nominations
En plus de cette nomination, Sabrina Roubache, ancienne ministre macroniste, revient en tant que ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels ainsi que de l’Apprentissage. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, devient également ministre déléguée chargée de l’Énergie.
Le président a également désigné Camille Galliard-Minier, députée du groupe macroniste, comme ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, prenant la place de Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale. Enfin, le député des Républicains Jean-Didier Berger est nommé auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.