Des unités de la base navale de Cherbourg à Brest pour déconstruction
Le convoi comprenant le remorqueur Moros et la barge Marc 40 a récemment acheminé des unités de la Marine nationale vers Brest pour leur démolition.
Un transport sans encombre
Parti de Cherbourg (Manche) le lundi 9 mars 2026, le convoi, constitué du Moros, remorqueur de la coopérative des lamaneurs de Brest-Concarneau, ainsi que de la barge Marc 40, a atteint le quai est du cinquième bassin du port de commerce de Brest le mardi 10 en fin de journée.

À bord de la barge se trouvaient une vedette et deux pousseurs de sous-marins, qui patientaient depuis de nombreuses années dans la base navale du port du Cotentin, avant d’être déchargés par une grue de BrestPort et remis aux démolisseurs de la société Navaléo, qui fait partie du groupe Paprec.
Le remorqueur Le Moros et la barge Marc 40 ont quitté Cherbourg le 9 mars pour rejoindre, le lendemain, la base navale de Brest, transportant plusieurs unités désarmées de la Marine nationale en vue de leur démolition.
Historique
La Coralline (A790), construite à Lorient par la Direction des constructions navales (DCN), aujourd’hui connue sous le nom de Naval Group, a été en service dans la Marine de 1990 à 2020. Mesurant environ 32 mètres de long et 7 mètres de large, elle était dédiée à des missions de contrôle radiologique dans des zones fréquentées par des navires à propulsion nucléaire. Elle était dotée de capteurs spécialisés, d’une passerelle surélevée offrant une visibilité optimale, ainsi que d’installations conçues pour ses missions dans ces zones.
Les pousseurs P1 et P2 appartiennent à une génération antérieure. Mesurant près de dix mètres, ils ont été construits il y a près de cinquante ans et ont principalement été utilisés pour l’assistance aux manœuvres des grandes unités dans les bassins et en avant-port, en particulier pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) à Cherbourg.
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Contractant
La responsabilité de l’opération de démantèlement a été confiée à Navaléo, une filiale du groupe Paprec, dans le cadre d’un contrat industriel prévoyant plusieurs semaines de travaux.
Ce projet inclut la neutralisation des installations sensibles, le retrait des fluides et des composants réglementés, la découpe des structures métalliques, ainsi que la valorisation des matériaux ferreux et non ferreux.