Un deuxième Falcon 50 pour la Polynésie : quelles implications pour la surveillance maritime ?
Le renouvellement de la flotte aérienne des forces armées en Polynésie française se poursuit avec l’arrivée d’un nouvel appareil.
Renforcement de la surveillance maritime
L’aéronef, originaire de la France métropolitaine, a atterri le 23 février à l’aéroport de Faa’a, où se trouvent les installations des forces armées en Polynésie française. Il s’agit du Falcon 50M n° 36, qui rejoint un premier appareil de la même série (n°7) arrivé à Tahiti en avril dernier. Un troisième appareil fera son apparition dans le courant de l’année, permettant ainsi de remplacer les anciens Falcon 200 Gardian en Polynésie. Pour rappel, cinq exemplaires de ce modèle avaient été livrés en 1984 par Dassault Aviation à la Marine nationale pour des opérations depuis la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Deux de ces appareils ont déjà été retirés du service, et le dernier encore actif à Tahiti prendra sa retraite avec l’arrivée du second Falcon 50M. Les deux derniers Falcon 200, basés à Nouméa, seront également mis hors service en 2027, une fois remplacés par des Falcon 50M.

survol d ‘un porte-containers
Dans ces territoires d’outre-mer, les avions dédiés à la surveillance maritime sont intégrés à la flottille 25F. Cinq des huit Falcon 50M de la 24F, stationnée à la base aéronautique navale bretonne de Lann-Bihoué, près de Lorient, sont en cours de transfert vers cette flottille. Ces cinq appareils ont bénéficié d’une mise à niveau de leurs systèmes optroniques, remplaçant la boule FLIR Chlio d’origine par un Euroflir 410 de Safran. Par conséquent, ces Falcon 50M sont désormais désignés sous le nom de Triton.
Les trois derniers exemplaires encore en service dans la 24F doivent être retirés d’ici 2030. Ils seront remplacés, tout comme les appareils envoyés à Nouméa et Tahiti, par les nouveaux Falcon 2000 Albatros, fabriqués par Dassault Aviation. La Marine nationale prévoit d’atteindre une première capacité opérationnelle pour les deux premiers avions de cette catégorie d’ici fin 2026.
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Remplacement de la flotte
Au total, douze Falcon 2000 Albatros ont été commandés pour remplacer, dans un premier temps, les Falcon 50M basés en métropole, puis ceux qui ont été affectés à la Polynésie et à la Nouvelle-Calédonie, afin de garantir une solution temporaire face à l’usure des anciens Gardian.
Opérations en cours
Pour rappel, les missions des Falcon 50M incluent la surveillance maritime, la lutte contre les activités illégales et les opérations de recherche et secours (SAR). Certains d’entre eux sont fréquemment déployés dans la zone Antilles-Guyane pour lutter contre le narcotrafic et protéger le site spatial de Kourou, ainsi qu’en Afrique.
Dans le cadre d’accords bilatéraux avec le Sénégal, un appareil est stationné à Dakar pour effectuer des alertes OACI au profit de l’aéroport, tout en menant d’autres missions telles que la police des pêches, la lutte contre le narcotrafic et les opérations SAR. Quatre Falcon 50M, spécifiquement adaptés pour la SURMAR (avions de surveillance maritime), ont été livrés entre 1999 et 2002.
Les quatre autres, des Falcon 50B à usage gouvernemental, ont été attribués à la Marine nationale et transformés entre 2013 et 2016 pour la surveillance maritime, avec l’ajout d’une trappe de largage pour des chaînes SAR (marqueurs, bouées, radeaux) entre 2018 et 2019.